Résultats de la Recherche
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Résultats de la Recherche au LNRPV

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Utilisation de la culture in vitro en appui à la production de semences et plants certifiés

Après la maîtrise de la production de micro-tubercules de trois variétés de pomme de terre (Spunta, Sahel et Claustar) ; de l’assainissement et la conservation de souches du manioc très sensible à la mosaïque ; du clonage par bourgeonnement à partir de tête de clone assaini de vitroplants néoformés sur quatre variétés de bananier (Grande naine, Robusta, William et Poyo); l’URCI travaille actuellement sur la mise au point de la multiplication in vitro de l’ananas à partir des rejets introduits dans la région de Casamance. Les essais de désinfection du matériel introduit et de multiplication de bourgeons axillaires sont en cours sur la variété Cayenne lisse.

Le laboratoire a également initié la production in vitro de la patate douce (peau orange).

Depuis la réhabilitation de l’URCI en 2011, une production continue de vitroplants de bananier est assurée. Ainsi 4000 vitroplants de bananiers ont déjà été mis à la disposition du programme PADERCA et acclimatés in situ, dans les périmètres des producteurs dans la région de Sédhiou, avec un excellent taux de survie.

Dans le cadre d’un partenariat avec l’USAID YAJENDE, l’URCI a finalisé la livraison de bananier(625). 

Gestion de l’agrobiodiversité

Dans le cadre du programme national de « Reconstitution du Capital semencier » et des projets « Gestion de la biodiversité des mils et des fonio du Sénégal, sous financement WAAPP », un système de documentation et de gestion des ressources génétiques informatisé est en cours d’élaboration. Sa conception vise l’enregistrement des données pour un traçage et une exploitation durable des ressources génétiques. Toutes les fonctionnalités du système seront testées à partir de fin 2014 et soumises à un processus d’amélioration continue. Ce système sera élargi aux autres céréales sèches et aux autres ressources génétiques de l’ISRA pour une meilleure conservation et une gestion durable d’ici 2015.

 Biodiversité végétale et microbienne

Les activités initiées dans le cadre de la mise en œuvre de cette thématique concourent à l’exploitation de la biodiversité microbienne pour améliorer la productivité agricole :

  • L’amélioration de la productivité au champ et le stockage post-récoltes des graines d’arachides et niébés en utilisant le pouvoir bénéfiques des microorganismes (symbiotiques). Ces activités visent à : i) identifier des souches de bactéries symbiotiques (rhizobiums) capables d’améliorer significativement les rendements des cultures d’arachide et de niébé ; ii) estimer l’impact de l’inoculation du niébé et de l’arachide sur les taux d’attaque des graines liées aux comportements des insectes ravageurs d’arachide et de niébé ;

  • L’exploitation de la diversité de microorganismes bénéfiques à la croissance des plantes et associés aux arbustes résilients tels que Guiera et Piliostigma ;

  • La gestion des communautés microbiennes associées aux plantes cultivées pour améliorer leur résilience aux changements climatiques.

Adaptation des plantes aux contraintes de l’environnement

L’ISRA est partenaire d’un consortium international (Pearl Millet Genome Sequence Consortium, PMGSC), sous le leadership de l’ICRISAT, ayant pour objectif le séquençage du génome du mil d’ici la fin de 2014. En Janvier 2014, les avancées de ce consortium ont fait l’objet de plénières et de présentations lors de la 22ème conférence du Plant and Animal Genome à San Diégo (USA). Du 9 au 12 septembre lors de la 9ème conférence internationale sur la génomique (International Conference on Genomics, ICG) à Shenzhen (CHINE), les membres du consortium PMGSC, auront l’opportunité de présenter l’état d’avancement du séquençage du génome de mil et de discuter des différentes orientations à favoriser suite à ce travail de séquençage de génome complété. L’exploitation des informations du génome du mil permettra de mieux comprendre les bases génétiques d’adaptation et d’évolution du mil en zones arides et semi-arides ainsi que ses mécanismes de réponses face aux contraintes de l’environnement. De tels acquis permettront de mieux exécuter le programme d’amélioration des mils du Sénégal vers la création d’hybrides performants.

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Le LNRPV contribue significativement aux programmes d’amélioration de la productivité, de promotion des espèces d’intérêt économique, énergétique ou écologique, de lutte contre les changements climatiques et de préservation et d’exploitation des ressources génétiques.

Le programme mettra un accent très particulier sur les activités de transfert de technologies, de commercialisation des innovations et de préservation de la biodiversité agricole, pour les cinq années à venir. Il développera principalement les activités concernant :

  • La reconstitution du capital semencier de certaines espèces maraîchères et fruitières par application des techniques de culture in vitro (pomme de terre, manioc, patate douce, bananes); la multiplication d’autres spéculations comme l’oignon ou le gingembre est envisagée, des tests de multiplication de bulbes mères reçues du CDH (Violet de galmi) sont en cours ;

  •  La préservation du patrimoine génétique : une biodiversité gérée par un système centralisé, informatisé et mieux caractérisée pourra bénéficier davantage aux cibles et bénéficiaires. La conservation au niveau de deux sites Bambey et URCI facilitera l’accès aux ressources et augmentera les chances de gestion durable ;

  • La régénération du patrimoine génétique en conservation pour l’assurance de la qualité des semences;

  • Les activités en génomique moléculaire contribuent à une meilleure compréhension et exploitation des ressources phytogénétiques. Elle permettra dans un futur proche d’améliorer la qualité des activités de production de vitroplants, notamment la sélection et l’amélioration de l’adaptation des ressources phytogénétiques face aux stress biotiques et abiotiques. Une forte collaboration est nouée avec l’équipe du CERAAS et les centres nationaux.

Pour l’atteinte des objectifs du programme, les besoins spécifiques suivants sont exprimés:

  • L’extension des laboratoires et bureaux de l’URCI ;

  • Le renforcement des capacités de production par des formations modulaires du personnnel et par l’acquisition d’équipements supplémentaires (serre d’acclimatation, chambres de croissance et froide de conservation, divers appareillages de biologie moléculaire et automatisé) ;

  • Le renforcement du personnel technique en appui pour le programme de reconstitution du capital semencier et à la caractérisation des ressources génétiques) ;

  • La poursuite de la démarche qualité hygiène et sécurité vers une certification de l’URCI d’ici 2017.