Externalités négatives de l’intensification des sols cultivés en milieu périurbain : méthodes et outils d’évaluation et pratiques alternatives
LNRPV ISRAa lnrpv

Externalités négatives de l’intensification des sols cultivés en milieu périurbain : méthodes et outils d’évaluation et pratiques alternatives

cloture-externalite-2Le 30 septembre 2016, est arrivé à terme le projet « Externalités négatives de l’intensification des sols cultives en milieu périurbain : méthodes et outils d’évaluation et pratiques alternatives ». Ainsi un atelier de partage des résultats et de clôture du projet a été organisé à Saly à Mbour du 29 novembre au 1er décembre 2016, sous la coordination de Dr Mame Farma Ndiaye CISSE du LNRPV. L’accélération de l’urbanisation en Afrique subsaharienne et la cherté des intrants pousse les agriculteurs de la zone périurbaine à recourir à l’usage de déchets urbains et matière organique de diverses origines pour intensifier leurs productions et assurer la sécurité alimentaire. Des pratiques qui, malheureusement, ne manquent pas de comporter des risques sanitaires et environnementaux. Ainsi, depuis 2012, le CORAF/WECARD a financé ce projet qui a visé à identifier les risques liés au recyclage de ces matières et à développer des pratiques atténuant ces risques. 

Les activités ont concerné l’évaluation des risques de contaminations biotiques (micro-organismes pathogènes) et abiotiques (métaux lourds) du système sol -plante associée aux pratiques intensives identifiées dans les agro-écosystèmes périurbains; le développement et la diffusion des innovations limitant les risques potentiels identifiés ; le renforcement de la capacité des producteurs et la formation des scientifiques à poursuivre le processus. Les groupes cibles de ce projet comprennent les agriculteurs, les décideurs politiques, les ONG, les agences gouvernementales, les instituts de recherche et les universités des pays participants.

Au rayon des perspectives le projet propose :

  • La poursuite des essais sur les alternatives, en mettant l'accent sur les techniques de compostage ;
  • La poursuite des analyses sur d'autres cultures, des parcelles de culture, aux paniers domestiques ;
  • Le développement de collaborations avec les agences nationales de protection de l'environnement, afin d’élaborer un cadre juridique pour la gestion de l'environnement et l'aménagement urbain qui comprend la gestion des ménages ; mais aussi, de promouvoir l'éducation environnementale ;
  • L’appui à la création de micro-entreprises pour les opérations de recyclage comme moyen d'assurer la viabilité financière.

cloture-externalitesLes institutions partenaires ayant mené ce projet sont les suivantes :

  • SENEGAL : Institut Sénégalais de Recherches agricoles / Laboratoire National de Recherches sur les Productions Végétales, (ISRA/LNRPV)
  • TOGO : Université de Kara/LASEE (Laboratoire d’Assainissement Sciences de l’Eau et Environnement)
  • CONGO BRAZAVILLE : Ecole Nationale Supérieure (CRCRT), / Institut de Recherches Forestières (IRF)
  • CAMEROUN : Laboratoire d’Analyses des Sols, Plantes, Eaux et Engrais (IRAD / LASPEE)
  • BURKINA FASO : Université de Ouagadougou (UFR-SVT) & Institut National de l'Environnement et de Recherches Agricoles, (INERA Département GRN/SP).